Autorité, mon alliée – 1ère partie

Des générations éprouvées

Le constat que je vais faire est une réalité partagée par la plupart des formatrices et étudiants de bonne volonté. Face à un tel malaise, il est vital d’en tirer des pistes positives et de renouer avec le bon sens commun qui  bénéficiera  à une meilleure Santé.
Indiscutablement, nous vivons un basculement des pôles sociétaux historique, et ce n’est qu’une histoire de génération pour que la rupture soit consommée. Volontairement, je ne m’attarderais pas sur la génération « soixante-huitarde », qui a façonné l’architecture d’une oeuvre d’idéologie laïque, libertaire et mondialiste aujourd’hui remise en question, toute idéologie étant discutable.
Aujourd’hui, la population « active » aux manettes est largement composée de retraités très actifs sexagénaires, parfois octogénaires, raccrochés à un modèle de société « idéale ». Une « élite » de la pensée soixante-huitarde dont la perte de contrôle va avoir des conséquences considérables sur l’avenir de deux générations en souffrance : les quadragénaires et les (nouveaux) jeunes. Les premiers sont des victimes encore groggy du modèle idéologique soixante-huitard, certains sont en colère, beaucoup sont en dépression (remarquez ces deux éléments du DEUIL), tandis que les autres sont naturellement, de par leur jeunesse, portés à renverser ce modèle perturbant qui fait tant souffrir leurs ainés. Trouver un « sens de la vie » n’a jamais été aussi pertinent qu’aujourd’hui. 
Nous assistons donc à une sorte de « casse » générale de deux générations qui sont en train de réclamer à demi-mots un modèle bien différent de celui initialement programmé par nos « élites ». Au niveau de la Formation des Aides-Soignants, la réalité de ce constat est saisissante : des étudiants parfois quinquagénaires, mélangés avec des jeunes gens, partagent le même comportement addictif envers la télé-Réalité et les Réseaux Sociaux, ces « distractions » qui exhibent une vie idéalisée libertaire et uniformisée en représentation permanente. Et ils sont tant distraits et accrocs, ces spectateurs qui rêveraient d’être acteurs de ce modèle pervers, qu’ils en oublient la civilité, le respect envers les formatrices et la nécessité de développer des savoirs, quitte à devenir de bien médiocres étudiants. Encore plus étonnant, tous baignent dans une idéologie libertaire-mondialiste alors que le communautarisme n’a jamais été aussi fort ! Bienheureux ceux qui y voient claire dans toutes ces contradictions…
Les plus éveillés assisteront donc non pas à un cours intéressant mais à une véritable garderie d’enfants agités en présence de formatrices martyrisées – le trait est à peine grossi.
Comment sortir de cette situation et est-ce possible ? Oui, c’est possible et grâce à ces mêmes étudiants et aux professionnels. Dans une situation de crise, de guerres même, la seule aptitude qui permet de recadrer le « sans limites » est l’AUTORITÉ. Celle que les enfants et adolescents réclament à corps et à cris en martyrisant leurs parents, celle que les mères isolées réclament en hurlant sur leur enfant hyperactif et celle aussi qu’exige le professionnel accompli, qui ne veut pas laisser le peu de grandeur qui reste à sa profession sombrer définitivement…
 

L’autorité gagnante

Oublions les poncifs médiatisés sur l’abus d’autorité, la violence, le harcèlement… D’ailleurs, vous n’avez qu’à chercher une image de l' »autorité » sur Google : vous n’obtiendrez que des images négatives et violentes. Une imagerie « bien pensante » qui fait en réalité écho au syndrome de glissement d’une société qui se révèle dépassée et issue de Mai 1968. Une société malade qui refuse de soigner ses maux les plus profonds et qui se laisse finalement aller à une forme de totalitarisme…
L’Autorité a une définition précise : du latin auctoritas, « capacité de faire grandir ». L’autorité est le pouvoir de commander, d’obliger à quelque chose, d’être obéi. Elle implique une notion de légitimité. GRANDIR. LÉGITIMITÉ. Ces mots font davantage écho dans notre coeur et notre conscience. Voilà rétabli la vérité sur cette Autorité que, selon certains, nous devrions dénoncer, voir combattre violemment. Pourtant, il est une figure d’Autorité qui est extrêmement populaire de part le monde et à tous âges : c’est Maître Yoda de la Guerre des Étoiles, un être qui bien que chétif est pétrit de Sagesse, enseigne, commande la Force (l’Obligation) et est obéi et respecté. Ah, l’inconscient collectif, cette bonne conscience…
Concrètement, l’Autorité est très facile à utiliser, puisque légitime pour grandir et faire s’épanouir. Ayant des règles claires, nettes et précises, l’Autorité, correctement appliquée, permet d’obtenir des résultats positifs pour tout le monde et est particulièrement démocratique dans le sens originel du terme, puisqu’elle peut être utilisée tant par l’enseignant que par un apprenant désireux de préserver sa sphère personnelle.
… En attendant la suite dans un prochain post, vos commentaires (respectueux) sont les bienvenus.
 

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