Objectif moins de déchets alimentaires hospitalier

Le constat est accablant : après des années de laxisme, certains hôpitaux commencent enfin à s’intéresser au développement durable – obligés de se plier à la nouvelle réglementation d’éco-responsabilité.

La révolution des comportements est une opportunité immense face à des hôpitaux qui vont mal, très mal ! Entre fermetures de lits, de structures qui ne répondent plus aux normes ou en faillites et fusions ou constructions de nouveaux complexes hospitaliers gigantesques qui ne laissent que déserts hospitaliers derrière eux, le secteur hospitalier a terriblement besoin de faire toujours plus d’économies pour survivre.
Malgré un gaspillage astronomique de produits hospitaliers qui finissent dans la nature, c’est à dire dans notre assiette (une problématique qui, espérons-le, finira un jour par être prise en compte au niveau national), la gestion des déchets alimentaires avance à petits pas, et c’est une très bonne nouvelle ! 

Réduire les couts tout en préservant l’environnement : un beau challenge ! Plusieurs hôpitaux, dont l’Hôpital de Bligny dans l’Essonne et l’Hôpital Privé Nord Parisien, font désormais confiance à une société qui a développé un déshydrateur de biodéchets pour la restauration collective : GEB Solutions.

Un
 déshydrateur de biodéchet transforme les restes alimentaires en un substrat organique nature et permet de réduire de 80% sur site le volume de déchets alimentaires, d’abaisser de 30% le coût de collecte, qui augmente chaque année. Des arguments mesurés et chiffrés qui pourraient permettre à un établissement de santé d’atteindre l’objectif  « zéro biodéchets » ! Mais qui se charge de cette tâche ?  Au sein des équipes de restauration, l’un des plongeurs est en charge de la gestion de la machine de traitement des biodéchets. Les valeurs ajoutées à l’opération, très positives, sont détaillées sur le site de Geb Solutions.
 
Voici un extrait de l’entretien de Geb Solution avec Didier Varenne, Responsable Restauration de l’Hôpital de Bligny :
Quel impact devrait avoir la mise en place des machines Geb au sein de l’établissement ?
Nous servons actuellement 1000 repas en moyenne par jour. Il s’ensuit une quantité de déchets non négligeable. Si l’on raisonne en quantité de bennes évacuées (c’est notre mode d’opération actuel), nous devrions réussir à réduire la production hebdomadaire de déchets – au niveau restauration – de 15 bennes environ.
Combien de machines Geb comptez-vous mobiliser ?
Dès la deuxième quinzaine de mai, nous disposerons d’une machine, pour l’ensemble des opérations de restauration. L’idée est de mettre en place une deuxième machine, d’ici un an, pour pouvoir traiter également les repas du soir de nos patients, ce qui ne sera pas le cas dans un premier temps.
Le grand plus des machines Geb est de transformer les biodéchets en un substrat organique utilisable comme fertilisant. Aurez-vous une utilité directe de ce produit final ? Ou aurez-vous recours au ramassage du substrat proposé par Geb Solutions ?
Le Centre hospitalier dispose d’une vaste étendue d’espaces verts. Il est installé sur un espace de 85 hectares qui permettront de faire pleinement usage du substrat organique utilisable comme fertilisant. Nous proposerons par ailleurs aux équipes de l’hôpital de récupérer une partie du substrat organique produit par les machines, pour un usage personnel, dans leurs propres jardins. Les équipes de Geb ont d’ailleurs déjà effectué une première opération de sensibilisation à l’occasion de la dernière Semaine du développement durable, en distribuant des sachets d’engrais aux personnes qui fréquentent le restaurant. Une façon d’exposer à toutes et à tous le sens de la démarche mise en œuvre avec les machines Geb.
 

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