Petite chronologie de la fracture d’une France malade

La chronologie de la présidentielle 2017 est surprenante : sous nos yeux, c’est une France sous perfusion palliative qui se révèle. Pourtant, la France semble bien décidée à ne pas se laisser abattre par les chiens de garde médiatiques. Violement agressée  de toute part, la France s’est mise à produire lentement mais surement un cocktail explosif d’anticorps : les partis « dissidents ».
Parce que les soignants sont quotidiennement au contact de « patients-citoyens » de toutes origines et de toutes classes sociales, nous pouvons nous faire une idée assez précise des intentions de votes pour les élections présidentielles et législatives. Ce vaste « panel populaire » constitué de patients mais aussi de soignants qui n’en pensent pas moins, inclut aussi bien l’énarque retraité, devenu patient anonyme malgré lui, que l’agriculteur d’une minuscule « zone » rurale. Tous s’expriment de plus en plus librement sur l’état de la France, avec un dégout certain pour nos politiciens, qui semblent les persécuter depuis 40 ans… Sur les adaptes-tables de l’hôpital, leslivres de Zemmour, « Le suiçide Français », « Un quinquennat pour rien »‘ ou « Soumission » de Michel Houellebecq. Face au journal de 13h, les patients fustigent les journalistes. Beaucoup préfèrent se réfugier dans d’interminables concours de cuisine télévisés et autres télé-réalité. Cette population conséquente (11,3 millions de personnes hospitalisées en 2013, soit 1 français sur 6), forme une base bien plus représentative de l’humeur du peuple de France que n’importe quel pseudo-panel de sondages. Pour ma part, j’ai pu observer ces dernières années, derrière une résignation purement de façade, les prémisses d’un désir profond d’un changement radical, quel que soit le prix.

Quand le peuple français décide de changer de médecin

Le 14 décembre 2015, les français font un cadeau surprise à l' »UMPS », tant décriée par Marine Lepen, lors des élections régionales et rendent fébriles les médias (majoritairement socialistes) : la Gauche au pouvoir est laminée avec 23,5%, la Droite « sauve » la République avec un modeste 27 % face à un FN encore plus renforcé et légitimé avec 28 %, tandis que les autres partis captent le rejet populaire avec 21,5 %.  C’est la douche froide sur les plateaux TV.


Le 28 novembre 2016, la droite organise avec brio sa Primaire de Droite. Alain Juppé, grand favori des médias « mainstream » est prestement dégagé par les électeurs avec 33.5% des voies face au score sans appel de François Fillon, désigné comme chef de la Droite Républicaine avec 66.5%.


Le 29 janvier 2017, c’est au tour des socialistes d’organiser leur primaire, avec bien moins de succès que la Droite et une suspicion de fraude à la participation. Cette Primaire socialiste aboutie au même « coup de balayette » électoral : Valls, l’autre grand favori des médias, est dégagé avec 41% des votes contre 58% pour Benoît Hamon, à la carrure présidentielle douteuse.

Violente réaction anaphylactique dans les médias face au vote populaire

Décidément, les médias agacés ont tout faux face à la nouvelle détermination des électeurs. Les deux favoris des groupes médiatiques français ont été mis K.O. mais à l’instar des élections américaines avec la victoire surprise de Donald Trump (qui fait vomir les bien pensants mondialistes), le résultat passe mal, très mal. Les médias font donc comme si de rien n’était et continuent de mettre Juppé à la Une, tandis que Valls sera suivi jusque dans les cocktails des vernissages de son peintre de père.
Dés lors commence un méticuleux exercice de déboulonnage de François Fillon dans les médias, perturbé par le succès incontestable de la manifestation pro-Fillon du 5 mars 2017. Le message de cette manifestation est clair : les électeurs ont voté et leur vote doit légitimement être respecté. Pris de panique, les médias vont alors être pris d’une MACRONITE AÏGUE : Macron est sur toutes les lèvres, de toutes les Unes, même les plus inattendues (Science & Avenir de mars 2017) et sur touts les plateaux – et cela durera certainement jusqu’aux résultats du premier tour… 
Peu importe que Macron, cet énarque précoce, soit le poulain de la haute finance internationale, elle-même responsable de plusieurs cracks boursiers, des délocalisations et des flux migratoires incontrôlés. Peu importe que Macron ait été Ministre VRP de l’Économie Uberisée du Président de François Hollande, dont la cote de popularité est surestimée à 21%. Macron sonne désormais comme une « Rockstar », comme un produit de consommation positionné en tête de gondole. Charmant, sensé être intelligent, de toutes les coteries (cf l’Opportuniste de Jacques Dutronc) et garanti sans « casseroles » (certainement bien cachées dans l’arrière-boutique). On frôle le lavage de cerveau similaire à la campagne d’Hillary Clinton, grande favorite du « Système » balayée d’un revers par les électeurs américains.

Des « petits » candidats qui rendent les médias malades

Le 18 mars 2017 sont publiés les résultats finaux des 500 parrainages indispensables. La caste médiatique est soudainement prise de nausée car elle se retrouve obligée de donner du temps de parole à 6 candidats considérés d’office comme hors jeu, alors même que ces bêtes noires des médias talonnent ou dépassent la très médiatisée Marine Lepen. Ainsi, François Asselineau (UPR) obtient 587 parrainages tandis que Jean Lassalle en récolte pas moins de 708 ! C’est un peu « Sueur froide » dans les médias : une « dissidence » dédiabolisée qui rencontre un grand succès sur internet s’invite sur les plateaux TV et dans les colonnes de presse.  Des candidats « alternatifs » qui tentent d’imposer dans les médias de masse la scandaleuse réalité de l’illusion démocratique française. Inimaginable il y a encore 6 mois ! Cette lame de fond se voit opposée un barrage médiatique inédit : c’est avec les seuls 5 candidats « adoubés » par les médias que le premier grand débat télévisé du lundi 20 mars 2017 aura lieu sur TF1 (propriété de Bouygues, de la Société générale et de 7 % des salariés – donc des journalistes, animateurs etc.). Les médias sont sommés de faire comme si de rien n’était et de verrouiller la communication autour de Macron.
 

Doit-on continuer l’échec thérapeutique ?

Aujourd’hui dans les médias, que constatons nous ? Le grand giflé Manuel Valls, contraint dans un premier temps de se rallier à Benoît Hamon, rejoint sans honte l’équipe Macron. Alain Juppé, le condamné de la Droite avec seulement 313 parrainages pour son hypothétique candidature, manœuvre discrètement avec Sarkozy et les frondeurs de Droite pour préparer l’échec annoncé de François Fillon, pris d’assaut par une machinerie médiatico-judiciaire aux ordres.
Certains dirigeants étant fort mécontents de la tournure « Trumpetisée » des évènements annonceurs d’un nouveau fiasco socialiste, la nouvelle coqueluche Macron-Rothschild est présentée comme LA seule et unique solution salvatrice d’une France décidément trop vieille et trop blanche. Tant bien même que les soutiens de Macron sont eux-mêmes vieux et blancs !

« Si un mec sait diriger une banque, il peut diriger la France » – Propos d’un infirmier militant PS et proche de Manuel Valls. 

Macron continue donc de faire rêver la caste des journalistes, les financiers et un nombre indéterminé de « bobos » en leur vendant du neuf avec du vieux (en témoignent ses soutiens inconditionnels : les increvables et vieux briscards Alain Minc, Jacques Attali, Delanoë, Robert Hue et Pierre Bergé). Macron reste donc « en marche », tel un robot, avec tout de même au pied le boulet François Hollande. C’est sans doute sur ce dernier point que le vernis risque de craquer : Macron est indéniablement dans la continuité de François Hollande et Manuel Valls, il a tout d’une marionnette Démocrate Libérale, l’escroquerie a été d’ailleurs été dénoncée par le grand publicitaire Jacques Séguéla :

« Emmanuel Macron est le bébé Cadum de la politique » – Jacques Séguéla

D’un côté, nous avons des électeurs qui ont clairement exprimé leur désir d’éliminer les « mondialistes sauvages » de gauche et de droite, ceux qui ont participé aux gouvernements sanctionnés par toutes les dernières élections, et de l’autre, des médias et autres traîtres politiques qui remettent d’indésirables vieux briscards dans l’actualité des élections présidentielles et bientôt législatives. N’y a-t-il pas là un déni de démocratie ? 

Quel traitement efficace pour une France dont
le pronostic vital est en jeu ?

Deux solutions sont envisageables :
Un traitement sous perfusion :
à savoir on prend les même et on continue le Hollandisme, c’est-à-dire à exciter les divisions ethnico-sociales, ce qui a pour effet d’augmenter les tensions civiles déjà palpables (migrants, attentats, assistanat…), de poursuivre la propagande idéologique pro Nouvel Ordre Mondial (imposé « de gré ou de force » par Nicolas Sarkozy et revendiquée par la Think Tank socialiste Terra Nova), d’accorder un soutien intéressé à la haute finance internationale et de se soumettre inconditionnellement aux ordres de Bruxelles, du CRIF, du milliardaire lobbyiste Georges Soros etc. Hamon, Macron, Fillon et même l’ombre communiste Mélanchon : mêmes perspectives, toutes rejetées par un nombre grandissant de français qui ne veulent pas vraiment de tous ces candidats à la *ON ! Vu les symptômes actuels, en cas de victoire d’un des candidats en « on », la grave situation de la France ne pourra qu’empirer et donner raison à ceux qui voient se profiler une guerre civile suivie d’une véritable dictature orwelienne avec sa propagande médiatique, éducative, ses restrictions des libertés etc… À moins que Fillon ait une apparition miraculeuse qui le remette sur le droit chemin ?
Deuxième solution :
Un traitement de choc :
comme aux USA avec la surprise historique de l’élection de Donald Trump, les Français choisissent de « renverser la table ». Premier cas de figure : Marine Le Pen est élue de justesse. Une coalition des grands partis s’unit aux associations pro-européennes, pro-migrants et militants libertaires, tous alors de crier unanimement au fascisme et provoquent des manifestations qui sèment un chaos anti démocratique d’une rare violence. C’est la crise de régime tant redoutée. Le FN est obligé de se durcir pour gouverner, mais est soutenu par la Police (qui vote majoritairement FN c’est un secret de Polichinel). Une purge médiatique commence et la France à son tour de siphonner le mondialisme sauvage. À long terme, un retour à une France monarchique ne serait peut-être plus un pur fantasme de souverainistes. Seule l’Histoire nous le dira…
Deuxième cas de figure : la victoire d’un des deux candidats incarnant la Résistance « présidentiable » face à Marine Lepen. Jean Lassalle et François Asselineau (la fille d’Asselineau travail à l’hôpital) auraient leur chance car ce sont des politiciens relativement sérieux et « raisonnables », plus prompts à un rassemblement des forces adverses. La réaction des ex partis « traditionels » UMPS serait certainement de saboter leur travail. D’un point de vue historique, il s’agirait là non seulement d’une puissante révolution politique mais également de la solution du moindre mal. Là encore, seule l’Histoire nous dira si la France se redressera chancelante ou en pleine forme…

Un printemps 2017 en France…

Une chose est certaine avec ces élections : si on nous avait dit que le 21ème siècle nous ramènerait à une lutte des classes existentielle mondiale, les bisounours que nous étions en 1981 ne l’auraient jamais cru… Soyons lucides : quand un tsunami arrive, c’est d’abord en silence – à peine une vibration – puis c’est une puissance inimaginable qui se déchaîne brutalement… On peut prévenir un tsunami, mais le retenir, jamais ! Quant à en guérir les plaies, tout dépend de la qualité du médecin ou du chirurgien…
La France est malade et c’est au seul peuple français de décider s’il sacrifie la France sur le grand autel d’un mondialisme sauvage ou s’il choisi de la remettre sur pied avec un remède de cheval. Ce choix historique se fera en ce printemps 2017. À moins que les vibrations se fassent encore ressentir jusqu’en 2022 pour annoncer un super Tsunami…

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